Encore un inclassable ou si peu. Une suite de 17 morceaux de moins d’une minute trente chacun, où une clarinette affronte une mini-batterie sur des harmonies un poil flippantes parfois… Le monsieur qui dirige le tout (Ryland Bouchard) a de graves troubles de la personnalité ou bien ?
Quoiqu’il en soit, nul doute que Kurt Weil aurait entendu là quelques bribes d’hommages (modernes). Pas notre cher Vince Del’Ermo. [**** ]
Ça fait tout drôle quand on parvient à se détacher d’un tel disque. On cherche des repères juste au cas où on se serait démantibulé le cerveau en globalité. Heureusement, il existe RTL. Ah, un grand souffle d’air pur, oui, on existe encore. Non, Ryland Bouchard ne nous a pas eu jusqu’au bout. Oui, cet album est exceptionnel, mais oui aussi, sur RTL, il y a les grosses têtes et ça, ça remet les choses en place : on est Français, on vit sur terre et on aime les frites. Alors, ils peuvent y aller avec leurs rythmiques bizarres et leurs accords dissonants, l’accordéon et la clarinette, c’est vachement moins rock’n'roll qu’une bonne émission politique sur RTL quand même. Et puis RTL, ça s’écoute en slip devant un verre de rien, tandis que pour écouter The Robot Ate Me, il faut persuader ses voisins qu’on a encore toute sa raison. C’est tout de même moins compliqué, non ?
Note : c’est quoi le synonyme de synonyme ?
