13 juin 2006

The Infadels - We Are Not The Infadels - 2006

Bouh les tricheurs (ou les rois du marketing). L’album commence sur deux immenses singles (Love Like Semtex et Can’t Get Enough) et un hit en puissance (TopBoy) affolant l’espiègle Candy Neige que je suis parfois. Je tombe littéralement sur ma fesse gauche (j’économise la droite pour être certain qu’elle sera propre le jour de la victoire française en Coupe du Monde). C’est pas du génie, mais c’est rudement efficace. Ça rappelle ces signatures mancuniennes des années 80. Ça a l’énergie du rock et le goût de l’électro, bref, c’est une espèce de bombe pour les radios, et parfois, ça dégage les bronches. Mais voilà… [**    ]

Les Infadels nous font le coup du milieu de terrain de leur équipe nationale anglaise: on les suppose bons, presqu’imbattables, puis on ouvre les yeux (ici les oreilles) et on est soudain pris de convulsions étranges (nous faisant hésiter entre l’envie de vomir et l’envie de rire). Le bon côté de l’album s’arrête donc après “TopBoy”, le mauvais démarre avec “Girl That Speaks No Words”, un chariot que Moby n’aurait pas renié, c’est pour vous dire.
Quel ennui suit cet accueil enthousiasmant. Des chansons pénibles, qui ne se lancent jamais (métaphoriquement, c’est un peu Bernard Mendy, l’arrière latéral le plus rapide du monde, incapable de faire un bon tacle ou un centre cohérent). J’en frissonne encore et n’ai rien à ajouter.

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