12 juin 2006

Midlake - The Trials Of Van Occupanther - 2006

Immanquablement, à la première écoute de ce nouvel album, on a envie de se lancer dans la course aux principales influences des bonshommes de Midlake. Pour l’utilisation des voix et des chœurs, on sent Crosby and Stills and Nash and not Young, Paul Mc Cartney (c’est Lulu qui l’a dit, et elle a raison), parfois Thom Yorke, voire un peu de Jeff Lynne (si, si) + une pincée du premier Simian (c’est juste pour l’anecdote). Fleetwood Mac, Grandaddy, Grateful Dead pour la rythmique. Mais au fond, c’est du bien bon Midlake que voilà. Digne de leurs ancètres, farouchement accrochés à la tradition, et tellement originaux in fine qu’ils ne manqueront pas de dvenir une référence à leur tour. [***** ]

Que l’été passe vite, encore une sortie automnale en cette fin de printemps. Faut-il en passer par là pour faire un bon disque ? Pas forcément, mais ça aide. L’automne et son côté mi-déprimant (quand on range ses t-shirts de Travolta dans les vètements pour grosses chaleurs), mi-hilarant (quand on se penche sur les résultats habituels du PSG en cette période précise), ça secoue définitivement plus qu’une limpide mais anonyme saison étouffante. Midlake ne nous a pas fait un scénario ultra mélancolique, ils se contentent de chansons carrément bien foutues pour nous bercer et nous promener le long d’un soleil qui descend bien plus vite que le mois d’avant. C’est d’ailleurs purement une musique du soir. Idéal pour ne pas ressasser de trop stressants parfums de sueur liés à cette saloperie de boulôt qui ne veut pas nous lâcher, du matin au Midlake… Au détour de cet opus à garder sous le coude quoi qu’il en coûte, “Roscoe”, “In This Camp”, “We Gathered In Spring” (malgré ses gros synthés complètement ridicules - Christopher Cross sors de ce groupe -, il n’en demeure pas moins une merveille de composition) et “Chasing After Deer”.

Note : que devient SparkleHorse au fait ? Laisser un message sur son répondeur pour lui rappeler notre présence, lui raconter également une histoire où Jean Roucas court après Philippe Bouvard. Ça peut tellement le déprimer qu’il en fera un meilleur album.

Note 2 : si je m’habille comme les gaziers sur la pochette, ai-je une chance de ne plus entendre Benjamin Biolay sur France Inter ?

Label : Bella Union

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