11 juin 2006

Boy Kill Boy - Civilian - 2006

La production pop-rock-post mods est tellement dense en ce moment qu’on en oublierait d’aller aux toilettes à la mi-temps des matches pour être bien certain de ne rien louper. Parfois, pourtant, on devrait. C’est quasiment le cas pour ce disque. Bien loin des promesses de leurs premiers maxis, les Boy Kill Boy ont sombré dans le gouffre qui a déjà avalé les Kaiser Chiefs, les Bravery ou les Hot Hot Hat. Voilà un disque ultra sympa pour les colos, mais pas passionnant pour notre été. Dommage. [*     ]

Ça commençait bien cette histoire. Des refrains efficaces, une bonne voix, des bonnes guitares, des synthés rigolos et puis plouf, plus rien d’enthousiasmant. Juste un autre album de cette vague mélodieuse et rythmée. On pouvait leur reprocher de surfer sur la mer découverte par The Killers ou FutureHeads, les Boy Kill Boy avaient quand même une personnalité à faire valoir. Hélas, le virage de l’album les aura fait sombrer, couler presque entièrement. Ils ne se sont pas effondrés loin du bord pourtant. C’est bien ça le pire : ça n’est pas si mauvais (comme Kaiser et les autres du reste). Le souci est que ça tourne en rond, qu’il y a dix fois moins de fêlures que chez Bloc Party ou Maximo Park, qu’ils assurent cent fois moins à la longue que leurs compagnons de natation en eau salée. Pas grave, le disque passera très bien en fond musical lors des soirées entre vieux ou jeunes adolescents.

Note : ne plus croire ce que disent les journaux anglais, ce ne sont pas des héros.

Label : Vertigo

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