9 juin 2006

Grandaddy - Just Like The Fambly Cat - 2006

Alors là, pas d’accord. Les presque tous barbus de Grandaddy se séparent au moment même où ils sortent leur meilleur album. C’est trop injuste, vraiment. C’est même à vous dégoûter de faire des efforts pour garder les oreilles propres. Me voilà donc en train de faire une chronique sur un groupe mort. En plus, ça va tourner à l’hagiographie (et pourtant je ne travaille pas pour France Foot). [***** ]

L’expérience a donc vraiment du bon. Entre l’album des Flaming Lips (cf chronique numéro 754645654 sur ce même site) et celui de Thom Yorke (chronique qui arrive très vite désormais), déboulent les Grandaddy dans une cadillac chromée et lustrée exactement comme il faut. Bref, inutile d’en faire des caisses, c’est un disque monstrueusement bon dans tous les sens (à l’envers comme de travers). une espèce de Kamasutra auditif, un sommet du Tour de France, une toile d’araignée sans araignée (ndr : il s’agit également de décrire la richesse des compositions du groupe via une métaphore élégante et déroutante). Grandaddy se sépare, vive Grandaddy. En plus, Jason Lytle s’est visiblement rasé, il n’y a donc vraiment plus rien à espérer. Tant pis pour eux, on écoutera du Jean-Louis Murat à la place (non, je plaisante, le trou de la sécu est trop important et les soins de l’ouïe sont exorbitants).
En même temps, c’est pas si mal de terminer sur une note aussi somptueuse, ça a un côté Bernard Tapie en 93.

Note : c’est drôle, même quand je laisse ma barbe pousser, je n’arrive pas à écrire du Grandaddy.

Note 2 : il faut bien lire “Just Like The Fambly Cat” et non “Maman, t’as pas du flamby ?”

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