La perfection au masculin. Un tel album, ça se regarde à contre-jour pour chercher la faille. Et j’ai eu beau chercher, je n’ai absolument rien trouvé. Ça vaut bien deux ou trois étoiles chez Michelin ce type de disque. [***** ]
L’art des Flaming Lips est enfin reconnu. Il faut dire que “At War With The Mystics” est vraiment un opus parfait dans l’œuvre de ces vieux fourbes. Bien entendu, tout reste une question de goût. Mais là, ça dépasse ce cadre. Dans leur style (et dans celui des Mercury Rev ou de certains Grandaddy), j’ai du mal à imaginer qu’on puisse mieux faire. C’est ciselé comme un bouton sur le front de Cameron Diaz, ça ressemble à s’y méprendre à une apogée, un coup de flambe réussi. Il est des morceaux d’anthologie dans l’histoire du rock, cet album en rassemble 12. Dès le début, on est à l’aise, on sait qu’on n’aura rien à redire. “The YeahYeahYeah Song… (With All Your Power)”, c’est le couloir qui mène à la jouissance. Cette putain de mélodie qui n’a de cesse de vous envoûter (bingo, je l’ai placé), pour vous pousser à hurler “encore, encore”. Apprêtez-vous donc à avoir l’air con auprès de vos voisins qui vous croiseront juste après l’écoute. S’ils ont un sourire un peu coincé en vous demandant si vous allez bien, c’est bon signe, vous avez tout compris à cet album. Sinon, tant pis, vous voilà condamner à écouter en boucle “les filles de 1973″.
Je ne veux pas vous forcer, mais quand même, dans le genre, il est indispensable ce disque, non ?
Note: ne pas oublier de reconnaître qu’écrire une telle chronique est parfaitement inutile puisque tout le monde a déjà plein de choses bonnes et gentilles sur le disque. Penser également à ajouter du sel dans la prochaine.
Label : Warner Bros / Wea
